J’ai fait la liste de ce qu’on ne sera plus.

Je n’entendrai plus ton imitation du bouchon en liège que l’on sort de sa bouteille de vin, je ne sentirai plus tes 4 bisous quand tu nous tenais la tête quand on arrivait ou qu’on partait de chez vous, je ne sentirai plus le mélange de tes produits que tu utilisais le matin pour te raser, je ne te verrai plus assis sur ton fauteuil, ton béret sur la tête qui cachait la moitié de ton visage. Je ne te verrai plus nous regarder fixement parce que tu n’entendais / n’écoutais pas ce qu’on disait. Tes grimaces, tes sourires, tes rires, ta demande manuelle en te tapant la cuisse pour qu’on vienne s’asseoir sur tes genoux.

T’attendre pour manger alors que tout est prêt, t’entendre chanter, te voir danser sur la table, quand tu arrivais pour le repas de Noël avec le panier d’huîtres que tu allais préparer, te voir piquer du nez sur le canapé pendant un match de rugby ou devant le Tour de France, attention à ne pas éteindre la télé, parce qu’évidemment que tu suis ce qui se passe, tu te reposais juste les yeux.

Te voir avec un sourire jusqu’aux oreilles d’apercevoir tes arrières petits-enfants passer le pas de la porte, ta manie de te mettre par terre pour jouer aux cartes avec le plus grand, et ta nouvelle envie de donner le biberon au plus jeune. T’écouter râler quand tu savais que quelque chose n’allait pas dans ma vie amoureuse en me disant que je dois faire attention à moi, attention à ce que je fais, ce que je donne et de ne pas hésiter à tout reprendre. T’entendre me dire en étant à peine arrivée que « tu as des bonnes cuisses » ou au contraire « tu as maigri dis donc ».

Ecouter Aznavour, porter ton manteau, ranger ta montre dans ma boîte à trésors, planquer tes pulls au fond de mon placard pour qu’ils gardent ton odeur, aller chez Mamie et t’imaginer partout, passer devant le cimetière, voir des photos de toi, ton écriture sur le page de garde d’un livre que j’ai récupéré et tout simplement penser à toi. Te parler, te dire que je t’aime, sourire en m’imaginant certaines de tes réactions, avoir envie de pleurer quand je réalise que je ne te verrai plus, redouter le lieux des vacances et les premières dates sans toi.

Mais me rappeler encore et toujours que j’ai eu de la chance de t’avoir dans ma vie et que tu as été le plus fabuleux des papys Pierrot.

Quand tu danses, y songes-tu?

Mes envies green

Cela fait un petit moment que je n’ai pas posté ici.
Je n’ai pas réellement d’excuses, quoi que, peut être une en particulier, qui serait que j’ai eu du mal à m’adapter à ma vie Toulousaine, et bien que tout n’est pas encore aussi fluide que je le voudrais, je me sens quand même mieux dans la ville rose. Puis j’ai déménagé, je suis partie en stage, bref je n’ai tout simplement pas prit le temps.

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Qu’est-ce que ça représente ?

Dans l’attente des résultats pour les concours infirmiers que j’ai passé, je pense de plus en plus à l’échec que j’ai connu l’année dernière. Comment je me suis sentie, ce que j’ai pensé de moi, pourquoi j’avais échoué…
Tout un tas de réflexions qui ont fait naître une grande remise en question personnelle, notamment durant ma période de convalescence après l’opération.

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Mes complexes chirurgicaux

Quand j’étais plus jeune, je ne me souviens pas vraiment avoir prêté de l’attention au regard des autres, je faisais ce que je voulais et comme je le voulais. Puis il y a eu les cours de sport au collège, devoir se changer à 20 dans le même vestiaire; là les remarques ont commencées. « T’es pas normale »; « on dirait un monstre »; « c’est moche »… et je dois sûrement en oublier.24174299_1968826333405803_4818743189345136431_nLire la suite »